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DVD L'Arlésienne 2018

Georges BIZET (1838 – 1875) 

L'Arlésienne 

(spectacle avec récitant, chœur et orchestre)

Spectacle inspiré de la version d’origine, remaniée pour récitant, chœur et orchestre. Dans le recueil d’Alphonse Daudet, "Les Lettres de mon moulin", figure « L’Arlésienne », une nouvelle écrite en 1866 et inspirée du destin tragique du neveu de Frédéric Mistral. 

Originellement, Georges Bizet avait composé une musique pour chœur et petit ensemble instrumental destinée à être jouée pendant ou entre les dialogues de la pièce de théâtre que Daudet avait tirée de sa nouvelle, et qui a été représentée au Théâtre du Vaudeville à Paris en 1872.

Si la musique de cette pièce de théâtre a rencontré un succès jamais démenti depuis sa création, la version scénique imaginée par les deux artistes n’a été que très peu représentée dans sa forme originelle.

L’Ensemble Erwin List a fait appel au comédien Jean-Louis Cousseau pour l’écriture d’une nouvelle adaptation de cette œuvre très célèbre d’Alphonse Daudet.

Le spectacle grand public proposé associe en alternance musique et texte, le comédien interprétant sur scène le monologue qu’il a lui-même écrit. 

L'histoire en bref

Auteur, comédien, metteur en scène et lecteur à haute voix (en bibliothèque, mais aussi à France Culture dans les années 90), Jean-Louis Cousseau codirige avec Isabelle Loridan la compagnie "Quelqu’unS". À l’occasion de la Folle Journée, il a collaboré à plusieurs reprises avec le Conservatoire à Rayonnement Départemental de La Roche-sur-Yon : "L’Histoire du soldat" (Stravinsky/Ramuz), "Les Mariés de la Tour Eiffel" (le Groupe des Six/Cocteau), "The Plow that Broke the Plains" (Thompson/Lorentz), "Un rêve de carnaval" (sur "Le Carnaval des Animaux" de Saint-Saëns) et "Lettre des îles Baladar" (Prévert/Reverdy). 

L'histoire en bref

Jeune et beau Camarguais, Frédéri est follement épris d’une fille coquette rencontrée à Arles. Il est décidé à l’épouser. Ses parents, d’abord réticents à leur union, consentent finalement au mariage. Mais un soir, un visiteur se présente comme l’amant de la belle. En témoignent des lettres qu’il montre au père de Frédéri. Le lendemain, ce dernier raconte toute l’histoire à son fils. Frédéri renonce à se marier mais ne peut oublier l’Arlésienne. Inconsolable, le cœur brisé, il préfère en finir… 

« Il n’y a pas d’Arlésienne, il n’y a que son ombre. On en parle, on en meurt, on ne la voit pas », écrivit Alphonse Daudet à Frédéric Mistral qui, le premier, avait fait le récit de ce drame paysan. Daudet en tira une nouvelle puis une pièce et demanda à Georges Bizet de composer la musique de scène qui l’accompagnerait. 

Mot de l'auteur

« Au mélodrame qu’Alphonse Daudet a tiré de sa courte nouvelle l’Arlésienne et pour lequel Georges Bizet a écrit une musique riche de mélodies et de climats splendides, je suis resté fidèle en gardant l’essentiel, à savoir l’intrigue et les personnages. En revanche, me sentant fort éloigné des conventions théâtrales de cette époque, j’ai opté pour une forme nettement plus contemporaine. J’invite le public à suivre le déroulement du drame grâce à une suite chronologique de courts monologues intérieurs. Souvent écartelé entre ses émotions et sa raison, chacun des personnages y exprime à tour de rôle son point de vue sur la situation à un moment donné de l’histoire. Familier des codes du cinéma, le spectateur aujourd’hui reconstitue sans mal le fil des événements sans avoir besoin qu’on le lui explique. 

Quant à la vision binaire de la vie développée par Daudet (le bien contre le mal, la beauté de la tradition contre les dangers de la nouveauté), je lui tourne également le dos en suggérant qu’aucune approche de l’amour ne prévaut sur une autre. L’Arlésienne elle-même, au même titre que tous les autres protagonistes de l’histoire, a donc à mes yeux droit à la parole et tant mieux si Daudet n’est pas d’accord ! » 

Jean-Louis Cousseau 

 

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